Avec Piscine & Spa Magazine

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Choisir l’hivernage actif pour la piscine
Piscine
Protéger le bassin

Choisir l’hivernage actif pour la piscine

Préparer le bassin pour qu'il traverse les froids et gels de l'hiver sans dommage, c'est l'objectif de l'hivernage. Si l'hivernage passif, qui implique l'arrêt total du fonctionnement de la piscine nécessite ordre et méthode, l'hivernage actif, où la filtration continue de fonctionner, est relativement simple.

Lorsqu’en fin de saison de baignade, la température de l’eau de la piscine est descendue au-dessous de 15 °C, idéalement de 10 à 12°C., seuil de température à partir duquel les algues ne se développeront plus, le temps de l’hivernage du bassin est venu. Si, jusqu’alors, l’hivernage de la piscine consistait à mettre hors gel le bassin, la filtration et ses canalisations et à couvrir la piscine après un traitement spécifique de l’eau, on observe aujourd’hui le développement d’une pratique autre qui s’oppose à la première. Cette seconde méthode vise à ne plus mettre en sommeil le bassin pour, au contraire, conserver le fonctionnement de la filtration, sans précaution particulière de la piscine, hormis le traitement spécifique de l’eau. Ainsi l’hivernage de la piscine s’est-il vu affublé d’une double qualification, passif ou actif, selon qu’il relève de la première ou de la seconde pratique.

Hivernage passif ou actif ?

Pour l’hivernage passif, appelé également hivernage classique ses équipements. Une solution obligatoire si la piscine se situe dans une région où peut survenir le gel, mais aussi dans la résidence secondaire souvent peu fréquentée les mois d’hiver. Rappelons que l’eau se dilate en gelant, ce qui peut endommager canalisations, équipements de filtration, jusqu’au bassin lui-même. L’hivernage actif est réservé aux régions ou l’hiver métropolitain avec froid, neige et gel ne sévit pas. Il consiste à laisser le système de filtration en marche quelques heures par jour. C’est alors un bassin qui tourne au ralenti, où l’eau reste en mouvement pour éviter les risques de gel ; avec l’avantage de conserver une bonne qualité de l’eau, de protéger les équipements en mouvement, comme la pompe, d’un arrêt prolongé ou d’un grippage. Attention toutefois aux risques de coupures de courant, à la chute brutale de la température, autant de risques pour le bassin et ses équipements. On veillera à ce que les inconvénients nettoyage d’un bassin non couvert ne l’emportent sur les avantages comme la simplicité de l’hivernage et en conséquence de la remise en route, ou l’esthétique d’une piscine qui n’est plus couverte par une bâche la moitié de l’année….

Les avantages de l’hivernage actif

Ils sont nombreux car l’hivernage actif n’est qu’une mise en sommeil partiel de la piscine. Cette action est tout d’abord facile à mettre en œuvre et ne nécessite aucun équipement d’hivernage comme des bouchons pour les buses de refoulement ou les prises balais, des flotteurs ou des bouteilles Gizmos pour les skimmers. Elle limite les risques de dégradation des équipements du bassin puisque la filtration ne cesse pas de fonctionner. La pompe de la piscine est en particulier protégée contre un grippage qui peut arriver lors d’un hivernage passif où cette dernière est arrêtée. La qualité de l’eau préservée grâce à la filtration et sa quantité conservée puisqu’il n’est ni nécessaire d’abaisser le niveau d’eau du bassin pour protéger skimmers et buses de refoulement, ni de vidanger ou purger équipements et canalisations. Une économie et une attitude écoresponsable qu’il faut privilégier et aujourd’hui encourager. Ajoutons enfin parmi les avantages de l’hivernage actif, une future remise en route au printemps qui sera facilitée et plus rapide, et entretemps, le plaisir de profiter de la vue du bassin qu’aucun dispositif, bâche ou couverture ne vient obstruer. Cependant, il est important de noter que l’hivernage actif nécessite une surveillance régulière et un entretien minimal pendant l’hiver. Il est également plus adapté aux régions à climat tempéré où le risque de gel prolongé est faible. Dans les régions très froides, l’hivernage passif peut être préférable pour protéger les équipements du gel, mais cela se fait au détriment de la qualité de l’eau qui devra être entièrement traitée au printemps. Si l’hivernage passif ne réclame aucune maintenance durant l’hiver et ne sollicite plus aucun appareil électrique, c’est tout l’inverse avec l’hivernage actif. Il nécessite d’être présent durant toute la période de pour parer à toute éventualité, particulièrement en cas de froid intense. L’hivernage actif implique une consommation électrique continue et nécessite donc une surveillance régulière, ce qui peut être vu comme un inconvénient par rapport à l’hivernage passif dans certains cas.

Les différentes étapes de l’hivernage actif

1. S’assurer que la température de l’eau soit en dessous de 15° sans risque de remonter dans les prochains jours ou semaines. À cette température, bactéries et micro-organismes ne se développeront plus. 2. Ajuster le pH de l’eau pour atteindre la valeur idéale située entre 7,0 et 7,4. 3. Bassin en eau, nettoyer le fond, les parois et la ligne d’eau, manuellement ou avec le cycle long du robot de piscine. Dégraisser l’intérieur des skimmers et leur panier avec le produit pour la ligne d’eau. 4. Détartrer le média du filtre à sable, les éléments filtrants des filtres à cartouches ou à diatomées, en suivant les instructions et la durée indiquées sur l’étiquette du produit détartrant-filtre. 5. Effectuer un traitement choc de l’eau en maintenant la filtration en fonctionnement continue durant 24 h. Puis verser dans le bassin un produit d’hivernage, renforcé idéalement d’un produit anticalcaire. 6. Réduire la durée de la filtration à 4 heures par jour, en privilégiant les plages horaires où le risque de gel est la plus important. Et en période de gel, basculez votre filtration en continu pour éviter la formation de glace à la surface de l’eau, dans les skimmers, et peut-être même dans les canalisations. Mieux vaut un excès de précaution qu’une sous-évaluation des risques. Les dommages qui en résultent étonnent toujours ceux qui en ont fait la triste expérience… 7. Couvrir le plan d’eau pour limiter l’apport de saletés dans le bassin et surtout l’arrivée des feuilles mortes poussées par le vent.

Les coûts et durées comparés de l’hivernage

L’hivernage passif et l’hivernage actif présentent des structures de coûts différentes : pour le premier, la consommation électrique est le principal coût récurrent dû au fonctionnement continu de la filtration pendant l’hiver, même à rythme réduit. Les produits chimiques représentent un coût réduit, pour maintenir un traitement léger de l’eau. Il n’y a pas de d’équipement spécifique, à l’exception d’un éventuel coffret hors-gel pour automatiser la surveillance des températures. A l’inverse, l’hivernage passif oblige à l’achat de produits d’hivernage, voire d’équipements spécifiques de protection comme des Gizzmos, des flotteurs ou des bouchons pour protéger l’installation et la bâche d’hivernage est enfin ici un investissement obligatoire. A ceci s’ajoutent les frais de remise en route au printemps y compris le complément d’eau nécessaire. La durée de l’hivernage, qu’il soit actif ou passif, dépend principalement des conditions climatiques de la région. Pour l’hivernage actif, la durée moyenne est de 3 à 5 mois avec un début généralement fin octobre/début novembre et une fin en mars/avril. L’hivernage passif a une durée moyenne souvent plus longue, de 4 à 6 mois avec un début dès que les températures commencent à baisser significativement, souvent dès octobre, notamment au-dessus de 500 m d’altitude et une fin lorsque le risque de gel est complètement écarté, parfois jusqu’en mai dans les régions froides.