LE VOLET DE PISCINE
Il se présente sous la forme d’un tapis semi-rigide constitué de lames en résine synthétique, articulées bord à bord et capables de flotter à la surface de l’eau. Ces lames sont remplies d’air ou de mousse de polyuréthane, et obturées à chaque extrémité par des bouchons qui les rendent étanches. Le tapis s’enroule sur un axe métallique inoxydable fixé à l’extrémité du bassin, dissimulé derrière une paroi ou logé dans un coffre intégré, et le motoréducteur actionne cet axe dans le sens de l’ouverture ou de la fermeture.
Au-delà de la sécurité, les atouts du volet sont nombreux. Parce que le tapis est directement en contact avec la surface de l’eau, il est efficace pour limiter les déperditions caloriques et endiguer l’évaporation. Le bassin est à l’abri de toute pollution extérieure et n’est plus altéré par les rayons UV du soleil, ce qui prolonge la durée d’action des produits de traitement. Seules de très fines particules peuvent s’infiltrer, problème que certains fabricants ont résolu en équipant les lames de brosses latérales.
HORS-SOL OU IMMERGÉ
Le volet hors-sol repose sur les margelles, l’axe d’enroulement étant maintenu par des bornes pouvant être recouvert d’un caisson. C’est la solution la moins coûteuse, la plus simple à installer si ce n’est une alimentation électrique ou une borne photovoltaïque. En revanche, sa présence reste visible aux abords du bassin, même si les fabricants s’efforcent de réduire au maximum l’encombrement au sol lorsque le volet est enroulé.
Le volet immergé plonge l’axe d’enroulement dans l’eau, soit dans un caisson indépendant relié au bassin, soit directement dans le bassin. Une prolongation de la plage recouvre la zone dédiée au volet, si bien qu’à l’extérieur rien n’est visible.
Certaines configurations poussent la discrétion avec un enroulement sous les marches d’un escalier immergé ou dans une excavation en fond de bassin. Le motoréducteur peut être déporté dans un caisson hors d’eau et relié à l’axe par une transmission traversant la paroi. Le volet immergé est la solution la plus esthétique, mais la plus onéreuse, en raison des aménagements annexes qu’il requiert.
LA TECHNOLOGIE DES LAMES
Les fabricants se distinguent par la conception de leurs lames. Certaines disposent de nombreuses alvéoles intérieures pour renforcer l’isolation thermique, tandis que d’autres n’en ont aucune. L’épaisseur et la largeur varient selon le modèle, les volets hors-sol étant généralement plus fins pour réduire leur encombrement une fois enroulés. Les terminaisons des lames sont tout aussi diverses : bouchons collés, bouchons réglables, brosses ou ailettes latérales. Enfin, les lames sont proposées dans une large palette de coloris auxquels s’ajoutent les lames solaires, translucides au-dessus et noires en dessous, conçues pour capter les rayons UV et restituer leur chaleur à l’eau du bassin.
LA MOTORISATION, DEVENUE INDISPENSABLE
La solution la plus répandue reste la motorisation électrique filaire : un moteur tubulaire est intégré dans l’axe d’enroulement, avec des fins de course mécaniques ou électroniques, et la commande s’effectue par interrupteur à clé ou télécommande. La motorisation solaire constitue une alternative séduisante pour les installations sans raccordement électrique : un moteur est alimenté par une batterie rechargée via un panneau photovoltaïque.
La connectivité a également franchi un cap décisif, avec l’intégration du Bluetooth et du Wi-Fi permettant de contrôler le volet à distance.



