1 – Remplacer le revêtement du bassin
Selon l’état structurel du bassin, la réfection du revêtement d’une piscine peut se faire soit à l’identique, soit par un autre procédé dont le plus usité est la membrane armée, pour ses qualités de parfaite étanchéité et d’esthétique.
Remplacer un liner par un autre ne présente pas de difficultés, dès lors que les cotes exactes ont bien été relevées sur place. Changer une membrane armée nécessite un travail de préparation après la dépose de l’ancienne. Précisons que la membrane armée est parfaitement adaptée à la rénovation de bassins quels qu’ils soient, ceux qui présentent des fuites, ceux de grande taille, de formes libres et désormais même les coques polyester. Un travail délicat pour une piscine redevenue belle et étanche, qui peut reprendre du service pour de nombreuses années.
Sur un bassin béton étanche qui ne présente aucune fuite, on conservera le carrelage en place en lui redonnant un éclat de jeunesse avec le remplacement des carreaux abimés puis la réfection de l’ensemble des joints. Sur une maçonnerie ou une coque revêtue l’une ou l’autre d’un polyester en fin de vie, rénover à l’identique implique de poncer l’ensemble du bassin jusqu’à découvrir le mat de verre, pour y appliquer une nouvelle couche de polyester, puis une finition gel-coat.
2 – Modifier la structure du bassin existant
Les piscines de grande profondeur, de forme libre ou de volume d’eau conséquent n’ont plus la cote. Lors d’une rénovation, ces bassins font de plus en plus l’objet de remodelages. Parce que le fond plat plaît pour les jeux d’eau en famille, les formes rectilignes accueillent aisément les volets flottants automatiques, et un plus faible volume réduit considérablement la consommation d’eau et de produits. Cela implique de casser partiellement la structure existante, voire de démolir toute la piscine pour repartir à zéro.
A titre d’exemples, un fond d’un bassin est rehaussé en comblant par du gravier concassé, après avoir installé une nouvelle bonde de fond, et un nouveau radier sera coulé. Une paroi est redressée en élevant un mur rectiligne qui se greffe sur l’existant. Sinon, de nouvelles pièces de filtration ou d’éclairage seront scellées. Le volume du bassin est considérablement réduit en combinant les deux interventions précédentes.
Quant à reconstruire une nouvelle piscine, le poste le plus délicat reste la démolition, le plus souvent réalisée dans un environnement existant que les propriétaires ne souhaitent pas voir perturbé par un long chantier. Rebâtir une nouvelle piscine, c’est l’assurance de repartir avec un ouvrage fiable à 100 %, au niveau de la structure, des pièces scellées, des canalisations, avec des plages esthétiques.
3 – Modifier les margelles et les plages
Les tendances esthétiques des margelles et plages ne sont plus celles d’il y a une vingtaine d’années, c’est pourquoi la rénovation de la piscine comprend souvent leur changement. Non seulement la rénovation des margelles et plages redonne un air de jouvence à la piscine, mais elle permet de réorganiser le lieu, en fonction des besoins et des usages qui se sont révélés au fur et à mesure de son utilisation. Parfois, c’est l’occasion d’envisager la construction attenante d’un pool house.
Ce travail de surface nécessite, plutôt qu’une dépose rarement possible, une démolition de l’existant. Aussi est-il préférable d’envisager une telle opération conjointement à une réfection
Refaire l’entourage de la piscine, c’est aussi l’occasion ou l’obligation d’une réfection des canalisations enterrées, surtout si une fuite d’eau a été localisée en sous-sol. C’est le cas des vieilles tuyauteries PVC longuement agressées par des eaux sur-chlorées ou d’une pose inappropriée en fond de fouille ou insuffisamment protégée par un lit de sable pour supporter la pression du tassement de terres. La mini-pelle peut alors entreprendre de nouvelles tranchées, mais moins profondes lorsque la piscine en rénovation a franchi le cap des 20 ans, gage d’un tassement des terres suffisant.
4 – Déposer et remplacer les pièces à sceller
On remplace une pièce à sceller lorsque celle-ci est endommagée, comme souvent ces skimmers fendus par le gel à la suite d’un mauvais d’hivernage ou une absence de protections.
L’opération complexe, reste délicate. Il faut d’abord déposer voire casser les margelles et les dalles au droit de cette pièce défectueuse ; puis décaisser assez largement et en profondeur jusqu’à mettre à nu la canalisation. Le terrassement doit être de taille suffisante pour qu’un homme intervienne autour et en dessous, sans gêne. Selon la structure du bassin, en acier, en ABS, en bois, en maçonnerie ou béton armé, il faut déposer ou desceller la pièce. Dans de très rares cas, certains pisciniers tenteront de conserver le revêtement souple d’étanchéité en place. Encore faut-il pouvoir le dégrafer du bassin et parvenir à le maintenir suffisamment en retrait de la paroi pour intervenir sur la pièce des deux côtés de la structure.
La majorité des professionnels remplaceront ce revêtement trop compliqué à remettre parfaitement en place, notamment les trous des brides de serrages qui doivent se positionner très précisément. Une fois la pièce désolidarisée de la structure, il reste à sectionner la tuyauterie pour la retirer définitivement. Vient alors l’étape de remplacement par une pièce neuve, du même modèle, et on développera ensuite le déroulé inverse de l’opération.
5 – Remplacer l’éclairage par des LEDs ou la fibre optique
L’éclairage incandescent ou halogène ne permet pas les jeux de lumière de couleurs et donc de bénéficier d’ambiances différentes pour les occasions festives autour de sa piscine. Seules les ampoules LEDs de projecteurs immergés ou une fibre optique périphérique sous margelles les autorisent ; dans le cadre d’une rénovation, ces modifications sont donc à prévoir.
Les projecteurs incandescents immergés sont conçus avec une lampe universelle qui peut être remplacée sans autres travaux par une ampoule à LEDs multicolores. Quant aux éclairages halogènes, ils sont incompatibles au regard de leur diamètre réduit. Pour bénéficier de ces LEDs, il faut les remplacer, à savoir les desceller, puis agrandir le trou dans la paroi pour sceller le nouveau modèle à LEDs, plus grand.
Si l’ampleur des travaux vous pose problème, il est possible d’installer une fibre optique en périphérie supérieure du bassin, sous margelles. La fibre optique s’apparente à une longue gaine souple transparente protégeant un faisceau de fibres translucides en plastique très fines, qui conduisent d’une extrémité à l’autre de la gaine, la lumière produite par un générateur disposé à l’extérieur du bassin. Cette lumière blanche ou de couleur est diffusée selon différents programmes automatiques ou télécommandés, ce qui vous offre une ambiance feutrée la nuit tombée. Déployée sous margelles sur toute la périphérie du bassin, la lumière générée se reflète sur l’ensemble du plan d’eau.
6 – Créer un escalier avec banquette ou balnéo
La création d’un escalier d’accès au bain se prévoit lors du changement de revêtement. Cette opération ne nécessite pas d’importants travaux lorsque cette création est à l’intérieur du bassin, par exemple sous la forme d’un escalier d’angle, d’un escalier sur toute la largeur du bassin ou d’un escalier banquette. Une telle opération consiste en fait à ne créer que des marches qui viennent en appui contre les parois existantes du bassin.
Même s’il existe des modèles préfabriqués prêt à poser, ce type de création reste majoritairement bâti en maçonnerie. En revanche, tout type d’escalier extérieur au bassin oblige à terrasser et à construire en se reliant à la structure existante. Il en ira de même pour la création d’une plage immergée.
La création d’un escalier, c’est aussi l’occasion de doter le bassin de buses de balnéothérapie. Cet équipement de bien-être accompagne les escaliers à large banquette, qui outre l’accès au bain offrent une aire de farniente agréable. De telles buses nécessitent néanmoins d’être alimentées, d’où une indispensable tranchée au dos de la structure du bassin allant jusqu’au local technique pour y relier une canalisation raccordée à une pompe ou un surpresseur adéquat.
Quant aux revêtements, seul le liner limite les possibilités car il oblige à des contraintes, comme des arrêtes de marche vives et une hauteur de la première marche, pour qu’une pression d’eau suffisante plaque le liner.
7 – Installer un chauffage de l’eau avec une PAC ou des panneaux solaires
L’équipement de chauffage de piscine aujourd’hui le plus plébiscité, c’est la pompe à chaleur (PAC). La PAC est un monobloc à installer à l’extérieur sur un support de niveau à créer. Elle est raccordée au circuit hydraulique de la piscine par une double canalisation (aller puis retour de l’eau) à tirer dans une tranchée depuis le local technique. Plus la PAC est proche du groupe de filtration, meilleur est le rendement. Un raccordement électrique est également à prévoir. Dans le local technique, un by-pass est créé sur la tuyauterie refoulements pour y greffer les canalisations de la PAC.
Les panneaux solaires s’assemblent par modules et se posent au sol ou en toiture, côté ensoleillement le plus intense dans la durée. Être à proximité de la filtration est, là encore, un plus. Une double canalisation est à raccorder entre le local technique et les panneaux solaires, comme pour la PAC. En revanche, il est inutile de prévoir l’électricité.
Pour ceux dont la priorité est d’avoir dans leur piscine une eau chaude à constante température, tout en maîtrisant la consommation énergétique, coupler en série les deux systèmes est judicieux. Cela permet de chauffer l’eau quand le ciel est capricieux et que le chauffage solaire ne produit plus de calories. Inversement, cela permet de délester la pompe à chaleur par beau temps.
8 – Modifier la filtration avec une pompe multi-vitesse
Une filtration qui n’est pas correctement calibrée par rapport au volume du bassin et aux pertes de charges, ou dont le débit de la pompe est plus puissant que celui du filtre, est source de déboires. Rénover la piscine est l’occasion d’y remédier en remplaçant cet équipement par un modèle de dernière génération, à savoir une pompe multi-vitesse et un filtre plus pratique réclamant moins de lavages. Remplacer une pompe mono-vitesse par un modèle multi-vitesse offre de réels agréments et des gains en termes de confort sonore, de réduction d’énergie et d’efficacité de la filtration.
Remplacer le filtre par un modèle de grande capacité espace considérablement les lavages de ce filtre, donc réduit la consommation d’eau. Le choix s’orientera plutôt sur un filtre à sable ou à cartouches. Le filtre à sable devra disposer d’une cuve de grand diamètre, que l’on pourra remplir non plus de sable mais de verre recyclé ou de zéolithe aux performances de finesse de filtration excellentes. Pour le filtre à cartouche, un modèle multi-cartouches est préférable car leur quantité et leur dimension contribuent à un surdimensionnement de la surface filtrante, réduisant de fait le lavage et la maintenance à une ou deux interventions annuelles seulement.
Remplacer le système de filtration par un nouvel équipement sera l’occasion de changer les canalisations du local technique et d’améliorer la circulation en diminuant les pertes de charges.
9 – Installer une régulation automatique ou une domotique piscine
Un traitement automatique de l’eau par régulation automatique du pH et du bactéricide est la solution la plus adaptée pour se dispenser de cette contrainte hebdomadaire. L’automate s’en charge à votre place selon les analyses de l’eau qu’il effectue par ailleurs. Cet équipement s’installe dans le local technique, relié à la canalisation refoulements et raccordé électriquement au coffret piscine. Des modèles perfectionnés préviennent sur smartphone lorsque le produit arrive en fin de bidon.
Pour beaucoup, le nec plus ultra, c’est la domotique piscine, ce système complet d’automatismes qui gère tous les paramètres de la piscine : temps de filtration, traitement de l’eau, encrassement du filtre, chauffage de l’eau, éclairage subaquatique, nettoyeur automatique. Les modèles les plus évolués tiennent même compte, par exemple, des bulletins météo pour différer un remplissage automatique du bassin lorsque de la pluie est annoncée ou encore pour déclencher un lavage de filtre lorsque le niveau est trop haut.
L’installation au local technique est plus complexe qu’une régulation de traitement d’eau, même si les principes sont similaires : se greffer à la canalisation refoulements, installer des sondes voire une électrovanne et relier l’ensemble au boîtier centralisateur intelligent. Ce dernier analyse chaque paramètre et commande les équipements en fonction du programme ou des notifications adressées sur smartphone. C’est ainsi que le propriétaire ou le professionnel piscinier peut interagir à distance, pour une piscine toujours prête à la baignade.
10 – Créer un coffre immergé avec volet automatique
En matière de volets flottants, pour rester dans un projet accessible et dans un budget raisonnable, la piscine à couvrir doit être rectiligne. L’installation d’un volet dans un bassin rectiligne peut s’envisager en version hors-sol, mais lorsque l’esthétique prévaut, la version immergée l’emporte, idéalement dans un coffre avec mur de séparation bâti ou préfabriqué. Et question esthétique, un mur en maçonnerie revêtu comme le reste du bassin offrira le meilleur rendu.
On crée un coffre de volet, soit en élevant un mur de séparation dans le bassin existant, réduisant ainsi d’un mètre environ la surface de nage, soit en construisant un coffre à l’extérieur au bassin que l’on relie à l’existant ; cette deuxième solution implique évidemment des travaux de terrassement. La mise en place d’une bonde de fond est indispensable lorsque le mur de séparation repose sur le radier. Sinon, il faut bâtir le mur en suspension pour laisser circuler l’eau en partie basse du coffre.La structure du coffre terminée, prévoir ensuite la pose du revêtement d’étanchéité conjointement avec le reste du bassin. La pose du volet commencera par la pose des pattes de soutènement de l’axe. À l’intérieur de ce dernier se trouve généralement le motoréducteur qui déroule le tapis de lames. Il faut le raccorder électriquement depuis le local technique ou par un panneau photovoltaïque situé à proximité.