Avec Piscine & Spa Magazine

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Transformer votre piscine en terrain de sport
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Piscine
Protéger le bassin

Transformer votre piscine en terrain de sport

Il y a ceux qui nagent, ceux qui plongent, ceux qui jouent et tout simplement ceux qui se rafraîchissent. Mais le bassin est de plus en plus investi par de nouvelles activités : l'apprentissage de la nage pour les jeunes enfants, la gymnastique, l'aquabike ou la nage sportive que permet la nage à contre-courant. Tour d'horizons de ces sports qui s'adressent à tous, petits et grands.

La nage, passeport santé pour le corps et l’esprit

Ce sport permet non seulement de s’entretenir, mais il a aussi un rôle de prévention contre certaines maladies, nous encourage à diminuer la prise de médicaments. Nager plus vite n’est pas l’objectif principal de l’activité de natation. Lorsqu’on pratique, on ressent une impression de sérénité, un sentiment de plaisir, on s’implique totalement. Le but n’est pas d’atteindre la perfection mais l’exploration de soi, avec nos défauts et nos limites. Nager est donc une leçon de vie. Et maintenant sautons dans l’eau, et brasse, dos ou crawl, choisissons notre style de nage…

Le choix de la nage à laquelle on s’adonne nécessite avant tout de respecter la physiologie du corps humain. Les uns choisiront la brasse : cette nage développe les muscles des bras et des épaules ainsi que des cuisses (quadriceps et adducteurs) et des fesses. Elle est cependant à éviter si l’on souffre du bas du dos. L’important est de bien coordonner les mouvements des bras, des jambes et des pieds pour façonner son corps : cela demande une belle énergie que l’on peut faire alterner avec la position de glisse : on se laisse glisser, en position allongée, jambes et bras joints, tête baissée. C’est un moment de détente qu’il est bon de faire alterner, ce qui permet une économie d’énergie et sera bénéfique pour reprendre le travail de la brasse.

Le crawl, c’est la reine des nages ! Dans la pratique du crawl, la poussée de l’eau sur l’abdomen redresse la courbure lombaire. La tête est immergée, il faut impérativement que les battements des jambes soient en synchronisation avec les mouvements des bras, afin de bien équilibrer les groupes musculaires. Le dos crawlé est une variante, qui renforce les muscles du dos et rend plus souples les épaules. Cette nage évite la contrainte de l’immersion. La tête repose sur l’eau comme sur l’oreiller, position tout confort. Cette nage favorise le travail respiratoire et améliore la circulation sanguine des jambes.

Les programmes d’apprentissage de la natation pour les jeunes enfants

Fédérations, ministères, constructeurs et professionnels de la filière, tous se mobilisent depuis quelques années pour développer et sécuriser l’apprentissage de la nage aux jeunes enfants. Il ne s’agit pas uniquement de prévenir les seules noyades en piscine, mais prévenir aussi, les plus nombreuses, celles qui ont pour cadre la mer ou un lac.

Si les premiers apprentissages de la natation ont lieu vers 5-6 ans, l’éveil aquatique des jeunes enfants, voire des bébés se développe grâce à des structures telle que la FAAEL qui fédère des associations comme celle des bébés nageurs. En ville, de nombreuses piscines publiques accueillent bébés et parents pour une initiation à l’élément aquatique, accompagnée par des animateurs expérimentés. L’exploration commence, guidée par un ou deux parents, d’abord en position verticale où spontanément l’enfant pédale, alors qu’il ne marche pas encore. Ensuite viendra le temps de la coordination motrice, temps de l’horizontalité, puis de l’immersion, exploit ludique et captivant, aussi bien pour l’enfant que pour les parents, dont le rôle est essentiel. On conseille de ne pas aborder cette reconnaissance aquatique avant l’âge de quatre mois dans une eau à 25 ou 26° et une température centrale à 37°. Les bébés ont une peau particulièrement fine, ce qui constitue un mauvais isolant thermique et de plus, ils ont peu de réserves d’énergie. Il faut donc être attentif aux éventuels refroidissements et limiter le temps d’éveil à 10-15 minutes.

De son côté, la FPP, Fédération des Professionnels de la Piscine et du Spa, qui réunit plus de 1 600 adhérents, ouvre les piscines familiales aux cours d’aisance aquatique pour enfants. Une initiative, lancée en partenariat avec le ministère chargé des sports et qui s’inscrit dans le cadre du « Fonds de dotation Piscine Éducation et Santé » créé en 2021. L’objectif est de déployer ce dispositif inédit afin de développer l’apprentissage de l’aisance aquatique auprès d’un maximum d’enfants et

faciliter l’accès aux piscines privées, près de 3,5 millions en France, afin de compléter le maillage des piscines publiques. La méthode comprend 6 étapes : l’acclimatation au bassin, l’immersion, flotter à la verticale, déplacement à la verticale, appréhender la profondeur et enfin l’autonomie.

La gym aquatique pour muscler et affiner le corps

L’engouement pour la gym aquatique ne date pas d’hier mais depuis les années 80, ce sport est à la mode. Né dans les clubs de vacances, gratifiant et sans danger, créatif, il associe trois éléments essentiels à la vie ; le mouvement, l’eau et la musique, et il convient à tout âge. Ludique, dynamique, cette activité renforce et assouplit le corps, tonifie les muscles et densifie le tissu osseux. De nombreuses personnes souffrent de jambes lourdes (problèmes de rétention d’eau) : grâce à la pression exercée par l’eau sur le corps, ces problèmes diminuent, voire disparaissent.

Ces séances d’aquagym n’entraînent pas de courbatures, d’abord parce que l’on se situe dans un élément liquide, mais aussi parce que l’on ne force jamais un mouvement. Cette gymnastique a bien d’autres atouts : elle soulage le psychisme en renforçant la confiance en soi, ce qui influe sur les activités que l’on affronte au quotidien. Les séances durent 45 minutes et une activité régulière, se révèlera très efficace pour atteindre le corps harmonieux tant espéré. On assiste à un réel engouement pour ce fitness intelligent qui tend à protéger le système cardio-vasculaire.

Aquabike, aquarunning et aquajogging, pratiqués dans l’eau

L’aquabike se pratique sur un vélo rivé au fond de la piscine sur lequel on pédale à son rythme, pendant toute la séance. C’est la petite sœur du vélo en salle ou en appartement, mais l’eau autorise un travail plus intense et peut-être plus facile. Cuisses et jambes sont naturellement très sollicitées, elles se galbent, Un mètre d’eau au minimum et vous voilà prêt pour un exercice cardio où malgré la résistance qu’apporte l’eau, le travail se déroule de façon fluide et en douceur.

Aquarunning et aquajogging sont praticables en piscine et n’offrent pas les difficultés inhérentes à la course et à la marche sur sol. La lutte contre l’élément liquide donne l’impression que tout s’effectue en douceur, mais ce n’est qu’une impression due au fait que l’eau supporte jusqu’à 90 % du poids du corps. Tout semble plus léger, mais en réalité, les muscles, muscles des jambes mais aussi muscles fessiers, travaillent davantage, se tonifient, la sangle abdominale se renforce, les jambes deviennent plus légères ; on travaille sans s’en apercevoir son endurance, ses performances, sans aucun traumatisme. Adieu les entorses, le mal de dos, les tendinites, les courbatures après l’effort. In fine, l’énergie est décuplée, la silhouette affinée et drainée. Pour pratiquer, il faut disposer d’un tapis de course avec une barre d’appui pour les bras. On est immergé jusqu’à la poitrine dans une eau à 27-30°. On court, mais en apesanteur, à son rythme, lentement puis plus rapidement pendant 30 à 45 minutes. Dans l’aquajogging, on est immergé jusqu’au cou et harnaché d’une ceinture de flottaison. Le but est de reproduire la technique de la course à pied sur le sol, sans jamais avoir pied. 30 minutes de cette activité provoquent une dépense énergétique bien supérieure à une heure de jogging sur le sol.

La nage à contre-courant

Autrefois considérée comme un simple “plus”, la nage à contrecourant est devenue quelle que soit la dimension du bassin un équipement recherché pour profiter à 100 % des bienfaits de sa piscine. Performante et fiable, elle permet de nager en continu, pratiquement sur place, en réglant la puissance des jets (le débit d’eau) en fonction de l’effort développé par le nageur. Voilà un équipement sportif complet, destiné à toute la famille. Il permet de véritablement nager en faisant du sur-place dans la piscine, grâce à la reconstitution d’un courant de forte intensité. Les enfants adorent remonter le courant artificiel à coup de mouvements intensifs de crawl, développant ainsi leur musculature tout en se dépensant physiquement.

La nage à contre-courant repose sur un principe simple : de l’eau prélevée dans le bassin par une pompe est ensuite réinjectée par une ou plusieurs buses, spécialement profilées pour obtenir des performances maximales, sous la forme d’un ou plusieurs ainsi créée fait opposition à l’avancement du nageur lui faisant face. Celui-ci peut donc nager sur place en réglant la puissance des jets en fonction de l’effort qu’il souhaite fournir ; les sportifs sont comblés !

L’appareil offre par ailleurs la possibilité de prodiguer des massages en promenant sur des zones du corps un jet concentré et puissant. Idéal pour le ventre ou les cuisses, notamment. Il permet de pratiquer des massages hydrothérapiques généralisés profondeur, d’animer le bassin, de jouer, de rendre la piscine vivante, d’homogénéiser la température par le brassage d’eau qu’il crée, d’assurer une meilleure dissolution des produits d’entretien. Il vaut mieux, à l’évidence, prévoir le système de nage à contre-courant dès la création de la piscine, ce qui permettra de dissimuler totalement l’équipement technique. L’appareil se situe de préférence face aux skimmers ou au débordement, s’encastre derrière une des parois du bassin pour ne laisser apparaître que la buse d’aspiration et la ou les buses de refoulement générant le ou les jets.

Sur une piscine existante non équipée, quelques solutions s’offrent à vous pour ajouter un tel équipement. Certaines piscines ont été pré-équipées d’une pièce scellée d’appareil de nage à contre-courant, en attente d’un raccordement ultérieur. Il existe aussi sur le marché des modèles monobloc de nage à contre-courant qualifiés de hors-bord, conçus pour se poser à même le bassin. Il n’y a pas de travaux complémentaires de maçonnerie à prévoir, seulement une alimentation électrique adéquate. Ces fabrications compactes se composent d’un châssis en acier inoxydable qui se fixe sur la margelle, avant de recevoir la pompe raccordée à une canalisation d’aspiration de l’eau de la piscine, et à une autre qui restitue un flux conséquent via une buse située dans le bassin.